Je ne sais pas si vous connaissez la chanson « A l'heure qu'il est » de Lynda Lemay (oui encore ; c'est une de mes plus grandes références).
Si pas, voici quelques morceaux choisis.
« À l'heure qu'il est
T'as p't'être marié une étrangère
Dans un de tes voyages d'affaires »
Ca fait plus d'un an et demi.
Je ne pense plus avoir de sentiments pour lui.
Pas pour l'homme. Pas pour celui qui m'a fait du mal.
Mais je pense toujours en avoir pour celui qui m'a fait tomber amoureuse pour la première fois.
Pour celui qui a été l'homme de (presque) toutes mes premières fois.
Celui qui m'a présenté l'Amour que je n'aurais jamais pu imaginer.
« Plus j'pense à toi, plus tu t'éloignes »
Ca me semble si lointain, le temps où j'étais vraiment amoureuse.
Où j'étais prête à tout pour que tout aille bien, pour qu'on reste ensemble.
J'aurais tout fait, tout donné, pour que ça continue.
Mais ça ne tenait pas qu'à moi.
Ca me paraît loin et pourtant c'était hier.
« À l'heure qu'il est
T'es p't'être au lit collé sur elle
En train d'visiter ses dentelles »
Il a sans doute rencontré quelqu'un.
A elle aussi il a dit ses mots, qui m'ont fait succomber.
Il l'a embrassé, elle aussi. Il a posé ses mains sur elle.
Rien que d'y penser, malgré tout, les larmes me viennent aux yeux.
C'était tellement magique.
Ce ne le sera jamais plus.
« À l'heure qu'il est
Y est peut-être temps que je comprenne
Qu'il faut que j'accepte ma peine
Qu'il faut que j'avance et que j'la traîne
Faut pas qu'j'attende que tu reviennes »
Ca fait 1 an et demi et pourtant, bien que ça aille mieux, j'ai toujours ce petit pincement au coeur, cette petite douleur dans la poitrine, quand je me rends compte que plus jamais ce ne sera pareil.
J'avais pensé retrouver l'amour, le vrai, le même.
Mais je me suis trompée.
Rien ne sera plus jamais pareil.
Il était lui. Et moi, j'ai changé. Je n'y croirais peut-être plus jamais ?
Il faudrait que j'oublie, que je passe à autre chose. Je suis passée à autre chose. Mais cette autre chose ne me plaît pas.
« Et puis qui sait
P't'être que tu viens d'ouvrir la porte
P't'être qu'la raison pour que tu sortes
C'est que t'en peux plus
Ça fait peut-être dix ans qu't'hésites
Dix appartements que t'habites
En sachant bien qu'un jour ou l'autre
Tu reviendras vivre dans le nôtre »
Cette phrase, je me la dit souvent.
Est-ce que lui pense encore à moi ? Quel souvenir a-t-il de notre histoire ?
J'ai peu d'espoir qu'il revienne.
Mais qui sait ?
L'espoir fait vivre.
Ou mourrir, à force d'attendre...



