Georgette

Georgette
Ca fera bientôt un an et demi.
Du jour au lendemain, plus une parole, plus un coup de fil, plus un seul SMS.
Et une ballade avec ma meilleure amie, une belle après-midi en perspective. Pas 5 secondes avant, pas 5 secondes plus tard.

On montait. On parlait de tout et de rien. De choses de tous les jours.
Quand je l'appercus. A quelques mètres.
Vite, je me défile de son regard, vite trouver un truc à dire, une discution à entamer.
Trop tard.
Elle est là, à moins d'un mètre. Elle s'approche en souriant et me fait la bise.

Et là tout se bouscule.
Depuis combien de temps n'ai-je plus senti ce parfum ? Celui qu'elle demandait tous les ans à Noël à son fils, faute de savoir se le payer, et qu'elle épargnait minutieusement.
Depuis combien de temps n'ai-je plus entendu le son de sa voix ? Si jovial, si amical.
Depuis combien de temps ne m'avait-elle plus regardé en souriant ?
Un an et quelques mois...

Un peu déboussolée, je la regarde et n'écoute pas trop ce qu'elle me dit. Je sens juste qu'elle me caresse la joue et qu'elle touche mes cheveux.
Je vois son sourire, ses yeux. Elle est maquillée, je la trouve presque jolie. L'est-elle plus qu'avant ?
Est-ce elle ou moi qui a coupé court à la conversation que je n'écoutais, de toutes façons, pas ?
On se dit au revoir. C'est fini, on se quitte.

L'après-midi continue. De la même manière qu'avant la rencontre surprise. Sauf qu'elle était toujours dans mon esprit.
Je raccompagne ma meilleure amie jusqu'en bas de la rue puis je décide de magasiner comme il me restait une petite heure.
Je vais d'un magasin à l'autre. Je regardais une vitrine quand soudain j'entends :

« On fait des mois sans se voir et voilà qu'on se croise deux fois de suite »

C'était de nouveau elle. Elle m'a demandé si j'avais fait une nouvelle connaissance, comment allait la famille, si je me plaisais à l'école...
Et moi je la regardais, je l'écoutais, je buvais la moindre de ses paroles, je profitais. Jusqu'à oublier de poser les questions qui me brûlaient les lèvres.

« En tous cas, tu es toujours aussi jolie, et tu sais que tu es la bienvenue à la maison »

Je n'ai même pas eu l'occasion de la remercier que c'était déjà fini.

Tout la soirée, je n'ai fait que repenser à cette brève rencontre, au passé. Ca m'a foutu un de ces cafards...

Je ne l'aime plus. Enfin, peut-être encore un peu inconsciemment.
Peut-être que ne l'ai-je pas oublié. Peut-être l'ai-je toujours aimé.
Pourquoi celà me fait toujours aussi mal quand j'y repense ?
J'y étais presque arrivée. L'oublier. Ne plus y penser pendant des jours, des semaines.
Jusqu'à oublier son visage. Et jusqu'à oublier celui de sa mère.

Et il a fallu d'une rencontre de 30 secondes pour que tout revienne d'un coup m'étouffer, m'assommer. BOUM.
En puis-je ?






Je sais...
Il est pas facile à lire cet article.
Long et inintéressant.
Mais j'avais vraiment besoin de le poster...

# Posté le mercredi 07 novembre 2007 11:39

Modifié le jeudi 08 novembre 2007 11:40

Ma Zara

Ma Zara
Elle. La mienne.
Elle ressent tout. Sans que j'ai besoin de dire, de parler, de faire un geste. Elle me comprend.

Il suffit que je sorte, que je m'asseye à ses côtés pour qu'elle sente mon humeur.
Soit je suis bien et elle me regarde avec ses petits yeux pleins de malice.
Soit je ne suis pas bien et elle vient me lécher le plat de la main.
Elle vient sur moi. S'installe sur mes genoux. Essaie de trouver l'équilibre de ses petites pattes sur mes cuisses. Et enfin s'assied. Elle me regarde, avec ses grands yeux ronds. Comme pour me dire « Je suis avec toi ».
Alors je la caresse et rien que de poser ma main sur sa tête, je sens qu'elle est contente.

De toutes façons, elle est toujours contente.
Jamais je ne la déçois. Chaque acte que je pose, est bon et gentil. Quand elle a fait une bêtise, elle revient, la queue entre les pattes et m'écoute la gronder. Mais après, elle oublie.
Il suffit que je sorte et que je vienne m'asseoir à ses côtés pour qu'elle retrouve sa joie, sa vivacité, son tonus.
Elle m'apporte beaucoup, cette petite boule de poil. Un soutien. Quelqu'un qui a l'air de me comprendre. Qui ne me juge pas. Qui m'aime pour ce que je suis et pas pour ce que je pourrais être.

Il suffit qu'on aille se promener à deux pour que cette union soit réellement parfaite. Elle me suit, ou elle prend les devants. Sans jamais tirer sur sa laisse. Elle reste à mes pieds. Fidèle.
Un congénère aboie, elle n'en a rien à faire. Parfois, elle lève les yeux vers moi. Comme pour recevoir une sorte de soutien. Et quand on se couche à deux, dans le tapis de feuilles mortes que nous offre l'automne, on est si bien. On n'a rien à dire. On profite. Je regarde le ciel, elle ferme les yeux, la tête sur ma clavicule. Sa place préférée. Je sens son petit souffle dans mon cou.

Cet article peut vous paraître bizarre mais j'ai besoin d'écrire sur les gens que j'aime. Et cette chienne, je l'aime énormément. Elle est tellement expressive et tellement présente que je ne pourrais faire autrement.
Je ne vois pas ma vie sans chien. Honnêtement. Car on n'est jamais seul avec eux.

# Posté le lundi 15 octobre 2007 13:00

Modifié le jeudi 08 novembre 2007 11:41

Marie ou Marilyn ?

Marie ou Marilyn ?
« J'ai réussi sans seconde sess' en juin, et j'en suis ravie quand je vois le taux d'échec en seconde sess (et en première aussi ceci dit). J'aime vraiment ce que j'étudie et j'espère devenir un jour avocate, avant j'aurais dit avocate spécialisée dans la jeunesse ou en droit familial, mais après un an, j'ai bien réalisé que ce n'est vraiment pas pour moi. Depuis que j'ai vu une femme démolir la porte du tribunal de la jeunesse parce qu'on lui retirait la garde de ses enfants (enlève la merde qu'il y a sur tes murs et peut-être qu'on reverra la question), c'est bien clair que je préfère les affaires plus juridiques et moins humaines. Bah oui, désolée mais sauver la veuve et l'orphelin c'est pas pour moi. »


Vous ne trouvez pas ça aberrant ?
Je ne pensais plus qu'elle était comme ça. Cette fille que j'ai cotoyé et que j'ai même apprécié, il fut un temps.
Ca prouve bien que cette fille n'a pas changé. Toujours aussi bourgeoise coincée dans sa p'tite vie facile, bourrée de fric. Enfin, ça, ce n'est pas si grave. C'est sa vie et je n'échangerait pour rien au monde.
Ce qui me va loin, c'est que madame se permet d'insulter (pour moi c'est une insulte) des gens défavorisés et qu'elle les juge comme moi-même je n'ai jamais jugé personne.
Parce qu'elle se trouve mieux ? Parce qu'elle se sent mieux dans sa peau ? Avec son fric et sa grosse maison pleine de confort ? Parce qu'elle a plus d'argent de poche en un mois que quelqu'un qui a un revenu d'intégrité social ?
Ca me fait vomir ces gens qui ne comprennent pas, qui ne veulent pas comprendre que la vie ce n'est pas ça.
Elle a toujours été bien dans sa vie, jamais un problème, jamais un soucis. Alors que un beau kot et une belle université, où elle pourra perpétuer sa putain de richesse.
Je n'ai aucune estime pour ceux qui ont la belle vie, et ce, sans se donner de mal.
Ils me répugnent. Et je préfère ma vie, pleine de problèmes, d'angoisse et d'échecs plutot que leur vie de planqués.

Je suis peut-être trop intolérante ?







Hmmm
En re-"formatisant" cet article, je me rend compte qu'il est peut-etre un peu trop.. "révolutionnaire".
Mais je ne renie rien.
Alors je le laisse.

# Posté le lundi 17 septembre 2007 12:51

Modifié le jeudi 08 novembre 2007 11:41

Un couple si fragile..

Un couple si fragile..
Ca faisait 7 ans qu'ils étaient ensemble. Bientôt 8.
Bien sûr, ça n'allait plus comme au premier jour. Mais n'est-ce pas normal ?
L'usure du temps
, comme on dit.

Mais elle l'aimait. Elle l'aimait encore si fort. Après ce qu'il lui avait fait.
Elle le proclamait son Dieu, en riant. Mais elle y croyait. Elle lui faisait confiance. De nouveau.
Elle avait appris à pardonner l'impardonnable. Parce qu'elle l'aimait. Parce que ça faisait si longtemps qu'ils étaient heureux. Et parce qu'elle ne voyait pas sa vie sans lui.
Elle avait aussi accepté qu'il ne plie pas à ses demandes.
Et elle pensait avoir bien fait. Puisque tout allait bien. Puisque aucune dispute ne venait assombrir son quotidien.

Jusqu'au jour où rien n'alla plus. Où il lui dit qu'il avait besoin de réfléchir à leur relation sans qu'elle vienne influencer sa réflexion.
Et ça pris une semaine. Deux semaines. Deux semaines et demie. Elle lui rendait visite le soir, à son boulot. Elle prenait de ses nouvelles et revenait en pleurant parce qu'il ne se souciait pas d'elle. « Trop de travail », comme il disait.

Et un maudit coup de fil. Un coup de fil qui disait « Viens, faut que je te parle ». Et elle quitta son boulot sur le champ, convaincue qu'il lui dirait qu'il l'aime et qu'il ne la quittera jamais plus, le coeur plein d'espoir, les yeux pleins d'étoiles et le pied sur l'accélérateur.
Pour s'entendre dire qu'il la quitte. Qu'il ne voulait pas lui faire du mal, qu'il avait pitié d'elle, mais qu'il n'était plus heureux avec elle.
Et tout son petit monde s'écroula. Tous ses efforts s'anéantirent.

Elle reprit la route. Non pas pour le boulot, mais pour aller épancher sa douleur, sa souffrance chez une amie. Une fille mariée. Une qui nage dans le bonheur, elle.
Et dire que tout le mo]nde disait que c'était le prochain couple à se marier, dans le village...

# Posté le mardi 04 septembre 2007 06:23

Modifié le jeudi 08 novembre 2007 11:41

Double Enfance

Double Enfance
Elle n'est pas donnée à tout le monde,
La chance de s'aimer pour la vie.

Si quelquefois je vois double,
C'est que l'enfance me revient...

Double vie, double silence,
Double sens et double jeu
Silencieux le coeur balance,
Pourquoi les parents sont-ils deux ?
On voit du pays, on voyage,
Chaque semaine et chaque été
Des souvenirs qui déménagent
Et qu'on ne peut pas raconter...

Deux maisons, deux quartiers
Deux gâteaux d'anniversaire
Multiplier les pères et mères
N'a pas que des mauvais côtés
Avant les autres j'aurais su
Que le seul sentiment qui dure
C'est le chagrin d'une rupture
Où je n'aurais jamais rompu





Elle me parle. Elle me parle vachement, cette chanson que l'on entendait souvent à la radio et qu'on finissait par ne plus entendre. Qu'on écoutait même plus, tellement le refrain nous barbait, à force de répétition. Qu'on coupait même, en plein milieu. ou avant la première parole.
Moi, si je coupais la chanson, c'est tout simplement parce qu'elle me d[onnait des frissons à ne plus m'en remettre. Qu'elle me donnait les larmes aux yeux à la simple entente de la première note. Qu'elle me rappelait de vieux souvenirs que je pensais enfuis et cicatrisés.

Mais comme il le dit si bien, on oublie nos ruptures, nos déceptions, nos chagrins d'amour et nos regrets mais jamais on n'oublie ce déchirement, en plein milieu de la poitrine. Lorsqu'on revoit nos parents, assis l'un à côté de l'autre pour nous dire quelque chose « d'important » et qu'on sait très bien, au fond de nous, que c'est la dernière fois qu'ils se trouvent l'un à côté de l'autre.
Après cette annonce où l'on fait semblant d'être surpris (parce qu'en fait, on s'en doutait depuis des mois), c'est la guerre froide. Ils ne se voient plus. Ils ne se parlent plus, mis à part pour régler les dates des vacances et pour discuter du dernier bulletin un peu foireux.
Ils rencontrent de nouvelles personnes. On vit de nouvelles expériences, différentes avec chacun de l'un d'eux. Mais on ne peut en faire part à personne. Les copains, dont les parents sont encore ensembles, ne comprendraient pas. Et l'autre parent risque d'être jaloux ou triste. Alors on garde tout pour nous. C'est à partir de ce moment qu'on commence à se replier sur soi-même.

Lui il parle de bons souvenirs, de gâteaux d'anniversaire en double. Ou les vacances. On part deux fois. On a deux fois plus de cadeaux. Deux fois plus d'amour.
Mais le double dispersé ne donnera jamais le simple en entier.



Song : Julien Clerc.

# Posté le dimanche 05 août 2007 16:59

Modifié le jeudi 08 novembre 2007 11:42